Comment fiabiliser la traçabilité de votre usine ?

Fiabiliser la traçabilité d'une usine, c'est d'abord se poser la question de ce que l'on veut tracer. Il peut s'agir de la traçabilité des équipements, de celle du procédé et des opérations, ou de la traçabilité des flux de matières ou bien sûr, peut-être, des trois à la fois. Dans cette vidéo, nous aborderons la notion de traçabilité systématique, capable de couvrir tous ces aspects, suivie d'un témoignage de mise en oeuvre.

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Comment fiabiliser la traçabilité de votre usine ?

La traçabilité est ce que l’on appelle un « mot valise ». On peut entendre plusieurs choses sous le terme de traçabilité.

La traçabilité des problèmes survenus sur le procédé n’a pas grand-chose à voir avec le suivi du camion qui va livrer les produits dans un magasin. Pourtant dans les deux cas, on parle de traçabilité !
La traçabilité qui nous intéresse aujourd’hui est la traçabilité au sein de l’usine. Elle commence à la réception des matières premières ou des composants et s’arrête à l’expédition des produits, et englobe toutes les étapes de la fabrication.
Mais même dans ce périmètre somme toute restreint, on peut vouloir tracer beaucoup de choses:
- Les problèmes survenus sur les équipements
- Les actions du personnel
- Les différentes étapes du process et leurs paramètres
- La composition des produits et leur généalogie (avec quels lots de matières premières ils ont été fabriqués)
- Le résultat des contrôles de qualité
- La performance de production
- …etc.

Bien sûr, l’industriel veut tout tracer, mais si l’on veut parvenir à un résultat, il va falloir mettre un peu d’ordre…

Si nous laissons de côté le fait de tracer le personnel, qui n’est pas un but de production en soi, on peut distinguer trois axes pour la traçabilité d’usine :

- Les équipements, c’est à dire la trace des problèmes qui surviennent sur les équipements, de leurs réglages, ou de leurs modifications
- Le procédé et les opérations, c’est à dire la trace des différentes étapes de fabrication avec leur résultat
- Les flux de matières, c’est à dire la trace des transferts, éventuellement mélanges ou transformation de matières au sein de l’usine

Nous allons voir les éléments à tracer sur ces 3 axes et les conditions indispensables pour fiabiliser ces différents types de traçabilité.

En en fait, pour aller droit au but, nous allons voir que la traçabilité doit être… systématique !

D’accord, j’entends d’avance votre réponse : « Nous avons bien compris qu’une traçabilité manuelle n’était pas suffisante pour avoir une traçabilité fiable, c’est pour cela que nous nous intéressons aux solutions informatiques ! »
C’est vrai, et tout le monde en a pris conscience aujourd’hui, non seulement une traçabilité papier ou manuelle est fastidieuse et coûteuse, mais elle est source d’erreurs. Une traçabilité informatisée est indispensable pour pouvoir disposer d’une traçabilité fiable. Mais ce n’est pas suffisant ! Pour que votre traçabilité soit vraiment fiable, il faut qu’elle soit systématique !
Mais qu’est-ce que nous entendons par là ? C’est ce que nous allons voir sur les 3 axes de la traçabilité d’usine.

Commençons par la traçabilité liée aux équipements…
Que veut-on tracer sur les équipements ? 

- Les mesures effectuées sur ces équipements durant le process (températures, débits, pressions, …)
- Les alarmes (disjonctions moteurs, niveaux hauts ou niveaux bas, dépassement de seuils)
- Eventuellement des alertes de moindre gravité

Quelles sont les conditions pour obtenir une traçabilité des équipements fiable ?

- Elle doit être horodatée (une information d’alarme est inutile si on ne sait pas quand elle est survenue)
- Elle doit être structurée (il doit être facile de relier l’information l’équipement, à la section ou à l’atelier concerné)
- Enfin dès qu’un équipement d’un certain type est mis en jeu, ses mesures et ses alarmes doivent être automatiquement activées, sans risque d’oubli. C’est à dire que cette traçabilité doit être systématique !

Poursuivons par la traçabilité sur le procédé…
Que veut-on tracer sur le procédé et les opérations ?

- Les débuts et fins de chaque opération (début et fin dosage, début et fin de cuisson, d’assemblage, …etc.)
- Les équipements effectivement utilisés : un procédé pharmaceutique dispose de plusieurs balances par exemple, laquelle a été utilisée pour le pesage (en cas de problème, on pourra vérifier si la balance a bien été étalonnée)
- Les matières utilisées et leurs quantités
- Les paramètres de consigne (température de consigne, débit de dosage, vitesse de coupe…etc.)
- Les paramètres d’exécution mesurés (quantités réelles, résultats des contrôles, …etc.)

Quelles sont les conditions pour obtenir une traçabilité fiable du procédé ?

- Elle doit être horodatée (les informations non datées sont inutiles)
- Elle doit être structurée (il doit être facile de relier l’information à l’étape du procédé concerné, ou à l’équipement utilisé pour l’exécution)
- Enfin dès qu’une étape est intégrée dans le procédé et exécutée (création ou modification d’une recette ou d’une gamme), toutes ces informations doivent être tracées automatiquement, sans risque d’oubli. C’est à dire que cette traçabilité doit être systématique !

Mais comment répondre à ce défi ?

Le concept de la solution COOX peut être illustré par le slogan « Produisez, c’est tracé ! ». Nous parlons en effet de traçabilité « native », mais dans la pratique, comment ça marche pour la traçabilité du procédé ?

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Dans la traçabilité du procédé : dans COOX, chaque étape du procédé (un dosage, un mélange, une vidange) est modélisée et leur enchainement est décrit sous forme d’un graphe qui va être déroulé automatiquement par le logiciel. Si c’est une étape manuelle, le logiciel demandera à l’opérateur d’exécuter l’étape, si c’est une étape automatique elle sera envoyée à l’automate. Les consignes et les résultats de chaque étape sont tracés systématiquement en base de données. 






Terminons par la traçabilité des flux de matières…
Que veut-on tracer sur les flux matières ?

- Les flux matières commencent avec la réception des matières premières, qu’il faut identifier en nature, en quantité et en contenant de stockage
- On souhaite évidemment tracer tous les transferts de matières, ainsi que les mélanges et les transformations
- On souhaite également tracer les mouvements des stocks d’atelier
- Ce qui permettra d’obtenir la généalogie ascendante et descendante des produits : à partir d’un lot produit, on remonte aux lots de matières premières qui ont servi à le fabriquer et vice-versa.

Quelles sont les conditions pour obtenir une traçabilité matières fiable ?

- Hormis l’horodatage, une traçabilité matières sera souvent utilisée pour prévenir une situation de crise, elle doit donc être immédiate. Certaines industries, comme les industries alimentaires, ont des obligations légales à cet égard.
- Elle doit être arborescente : un lot de matières ou de composants peut être utilisé par plusieurs produits et vice-versa. Les mélanges doivent être correctement gérés, ainsi que la contamination. On a un double arbre de traçabilité des produits.
- Enfin dans beaucoup d’installations, les combinaisons possibles sont trop nombreuses pour être codées au cas par cas. Dès l’intégration d’un équipement dans le chemin physique du process de fabrication, la traçabilité des flux matières qui passent par lui doit être obtenue automatiquement, sans risque d’oubli ou d’erreur de programmation. C’est à dire que cette traçabilité doit être systématique !
 

Mais comment répondre à ce défi ?

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Là encore, le concept de la solution COOX peut être illustré par le slogan « Produisez, c’est tracé ! ». Nous parlons en effet de traçabilité « native », mais dans la pratique, comment ça marche pour les flux matières ? Dans la traçabilité matières et la généalogie, dans COOX, chaque transfert est modélisé et représenté graphiquement. Dès son exécution, il est lui aussi tracé en base de données, associé au lot de matière première, de matière intermédiaire ou de produit fini véhiculé. Par les algorithmes intégrés au logiciel, on peut ainsi remonter immédiatement depuis un lot de produit fini vers les lots de matière première qui ont servi à le fabriquer (généalogie ascendante) ou descendre depuis un lot de matière première vers les lots qui l’ont utilisé (généalogie descendante). On peut ainsi retirer immédiatement du marché par exemple, les lots de produits ayant incorporé une matière première défectueuse.
La traçabilité d’usine implique donc de nombreux domaines et nécessite par la force des choses un minimum d’organisation. Pour disposer d’une traçabilité fiable de votre production, il est ainsi non seulement essentiel d’organiser les informations de traçabilité que l’on souhaite obtenir selon les équipements, procédés, flux matières…, mais aussi de pouvoir acquérir ces informations facilement et de façon systématique, par la conception du logiciel lui-même.

 

Avec COOX, Produisez, c’est tracé !
Une traçabilité systématique !